Le Match :

Dans sa salle du Canada Center, Toronto avait l’occasion de pouvoir prendre un avantage décisif sur Milwaukee. Après une très belle performance défensive au match 4, les Raptors ont une nouvelle fois fait parler la poudre.

Les deux équipes rentrent plutôt bien dans le match. Mais ce sont les locaux qui mettent le premier coup d’accélérateur sous l’impulsion d’un Serge Ibaka adroit face au cercle et présent défensivement (19 points, 6 rebonds, 80% au tir). Plus 11 points pour Toronto à la fin du premier quart-temps.

Le deuxième quart-temps est à l’image du premier, Milwaukee résiste mais Toronto accélère encore. Cette fois-ci, par l’intermédiaire de son meneur Kyle Lowry (16 points, 10 passes) qui a fait étalage de sa palette de création de shoot. Malheureusement il doit sortir du terrain pour un problème au dos. C’est alors Antetokounmpo (30 points, 9 rebonds) qui, après une premier quart-temps compliqué (1/6 au shoot), se réveille avec 6/6 au tir et qui permet surtout à Milwaukee de revenir à 9 longueurs des Raptors.

Mais la deuxième période voit l’arrivée d’un nouveau joueur au scoring pour les locaux. Norman Powell fut étincelant, dominateur et presque trop facile, 12 points pour lui dans le troisième quart-temps. Un troisième acte sous tension puisqu’un début d’altercation éclate entre les deux pivots Monroe et Valanciunas.

Les Raptors glissent vers une victoire acquise sans être vraiment inquiétés, mais surtout, Milwaukee n’a pas réussi à proposer un basket de qualité et s’est parfois montrée trop brouillon dans le jeu. Une belle occasion pour Toronto de réussir à conclure cette série dans un match 6 qui devrait être une nouvelle fois très disputé. En cas de défaite, Toronto est assuré de disputer le match décisif sur ses terres.

© Nathan Denette/The Canadian Press via AP
Le Joueur :

Norman Powell a réalisé la meilleure performance de sa carrière en playoffs avec 25 unités, pour permettre à Toronto d’aller chercher un troisième succès dans sa salle. Une belle rencontre pour le joueur de 23 ans qui fini sa deuxième année dans la ligue professionnelle.


Le Match :

Dans une série marquée par le trashtalking, les Atlanta Hawks pouvaient une nouvelle fois refaire leur retard après deux défaites de rang face aux Wizards.

« Crybaby », c’est comme ça que Morris parlait de Millsap à la fin du dernier match. Un affront auquel les Hawks ont répondu sur le terrain et avec la manière. Le match ne démarre cependant pas idéalement pour de Hawks qui sont dominé en première mi-temps par la vivacité de John Wall (22 points, 10 passes), bien accompagné aussi par un Bradley Beal qui a retrouvé son adresse au tir (32 points, 47 % au tir). Avantage de 7 points pour les Wizards .

Atlanta revient vite dans la partie grâce à une bonne circulation du ballon mais aussi à l’entrée en jeu de son meneur espagnol, Jose Calderon. Le joueur de 35 ans (20 min, 10 points, 5 passes) a permis aux Hawks de reprendre l’avantage sur des Wizards un peu étonné de la réaction des locaux. Ils se servent également de l’appui de sa tour de garde, Dwight Howard, pour dominer la raquette. Le pivot réalise sa meilleure performance depuis le début des playoffs avec 16 points et 15 rebonds. Un cinglant 32-15 pour les Hawks en deuxième quart-temps.

Washington resiste au retour des vestiaires grâce aux shoots extérieurs de Beal et recolle une nouvelle fois avec Atlanta au terme de ce troisième quart temps. Mais c’est aussi au tour de Dennis Schroder de se réveiller. Muet en première période, le meneur allemand réalise une belle performance en deuxième mi-temps et terminera la rencontre avec 18 points.

Le quatrième quart-temps voit des Hawks resserrer en défense et se montrer plus adroit en attaque. Leur avance se creuse et prendra un tournant insurmontable pour des Wizards qui s’éteignent dans cette fin de rencontre. Deuxième victoire de rang pour Atlanta.

Une rencontre qui démontre une réelle envie de créer du jeu du côté d’Atlanta, cependant ils ont toujours du mal a contenir les assauts répétés des deux arrières de Washington, Bradley Beal et John Wall. Collectivement en place, 6 joueurs des Hawks terminent le match avec plus de 10 points. Les « Crybabies » d’Atlanta ont dominé leurs adversaires dans l’aggresivité, puisque les Wizards terminent le match avec 25 fautes dont 14 pour trois de leurs titulaires : Morris (5), Gortat (5), Beal (4).

Un prochain match à Washington qui devra donner l’occasion aux joueurs de la Capitale de se réveiller et de ne pas perdre leur avantage du terrain. Mais s’ils jouent comme ils l’ont fait à Atlanta, attention à la faute de parcours, probable synonyme de fin de playoffs.

© AP Photo/John Bazemore
Le Joueur :

Tout les joueurs d’Atlanta ont brillé à leurs manière, mais leur leader Paul Millsap a encore une fois porté l’équipe sur ses épaules et à fait étalage de ses capacités offensives et défensives. Il est depuis le début de la série le métronome de cette équipe. Quand il joue bien, les autres joueurs se mettent au diapason. 19 points, 9 rebonds, 7 passes pour lui ce soir.


Le Match :

4 petits matchs et puis s’en va. Parfois accroché durant cette série, Golden State a bien conclu ce dernier match en réalisant une performance de premier de Conférence. Kevin Durant a fait son retour sur les parquets dans cette rencontre.

Dominé rapidement dans cette partie, les Trailblazers n’ont jamais pu donner l’illusion de revenir dans cette rencontre. Ils encaissent un mortel 45-22 (28 – 5 après 6 min) dans le premier quart-temps, de quoi asseoir un peu plus la domination des Warriors, bien emmené par un Steph Curry qui distribue bien le jeu et un Kevin Durant décisif des deux cotés du cercle (10 points, 2 blocks, 1 interceptions en 20 min).

Malgré un Damian Lillard inspiré (34 points, 6 passes), Portland n’y arrive pas et sombre petit à petit dans un match qui n’aura pas de grande saveur. Golden State récite parfaitement sa leçon et enfonce plus encore les Trailblazers pour compter jusqu’à 33 points d’avance. Ils se permettent même de gérer leur avance dés le début de la deuxième mi-temps.

Une quatrième victoire de suite, synonyme de victoire dans ce premier tour des playoffs pour les Warriors. Dominateur, ils ont fait face à une équipe accrocheuse de Portland mais qui a trop souvent bafouiller son basket. Lilliard a du parfois se sentir bien seul dans son équipe. Le quatrième match peut donner un élan indéniable pour la franchise de Oakland tant la sensation de facilité qu’ils avaient dans ce match était visible. Ils rencontreront le vainqueur du match opposant Utah aux Clippers.

© AP Photo/Craig Mitchelldyer
Le Joueur :

Difficile de ne pas donner le prix du meilleur joueur au vainqueur du trophée du MVP de ces deux dernières années. Steph Curry a réussi en seulement 29 minutes de jeu, une performance de champion : 37 points, 7 rebonds, 8 passes. De quoi apporter une victoire facile à sa franchise et un nouveau tour de playoffs.