Le Giro d’Italia fête sa centième édition. Dans un parcours compliqué tracé pour l’occasion, les coureurs s’élancent pour 3 semaines d’épreuve sur les routes italiennes. Le départ, organisé sur l’Ile de Sardaigne, sera l’occasion de pouvoir tester les cyclistes et les forces en présence.

Au programme de cette première épreuve, 206 kilomètres tracée sur les routes de bord de mer : synonymes de vents et de nervosité dans le peloton. Présent dans cette étape 3 montée répertorié en 4ème catégorie dont une à 20 kilomètres de l’arrivée. Cette dernière de 5% de moyenne, avec des pentes à 12%, pourra d’ailleurs être un moyen de dégraisser le peloton des coureurs qui ne sont pas en forme pour le début de ce Giro ou les coureurs qui ne sont pas habitué à grimper.

Sauf incident de course ou d’un baroud d’honneur de la part d’un coureur, l’étape devrait se terminer logiquement par un sprint massif dans les rues de Olbia. Pour les grands favoris de l’étape, on comptera bien entendu le champion d’Allemagne Andre Greipel. Mais les jeunes sprinteurs devraient avoir leur mot à dire à l’image de Caleb Ewan ou encore Fernando Gaviria. Attention également à Sam Bennett qui peut tirer sa carte du jeu.

Le départ donné à Alghero, après une belle fête pour le cyclisme, se fera sans deux coureurs de la formation Bardiani : S.Pirazzi et N.Rufoni suite à des contrôles anti-dopages positifs. La course démarre avec l’échappée du jour composée de 6 coureurs : Maestri (Bardiani), Bialoblocki (CCC), Benedetti (Bora), Brutt (Gazprom), Teklehaimanot (Dimension Data) et Zhupa (Wilier). Cette échappée matinale prend rapidement jusqu’à 7 minutes d’avance.

Le peloton réagit assez rapidement et se met en chasse au bout d’une vingtaine de kilomètres de course pour faire diminuer l’écart à 4 ou 5 minutes. En tête du peloton, la Lotto Soudal de Greipel ou encore les équipes des favoris de l’étape comme la Orica Greenedge et Quick Step.

Les deux premières montée voit l’échappée se disputer de manière ardue les points pour revêtir le premier maillot de meilleur grimpeur. Cesare Benedetti passe en tête des deux sprints, suivi à chaque fois par l’albanais Zhupa. A noter que Maestri lâchera lors de la montée Triniti à d’Agultu et sera repris par le peloton.

L’écart se stabilise dans la course et le peloton gère bien l’avance obtenue par l’échappée du jour. L’objectif pour les équipes de sprinteurs est de ne pas rattraper les échappés avant la dernière bosse pour annihiler les espoirs des puncheurs. Elle réussissent plutôt bien leur travail puisque l’échappée compte 1 minutes 20 au pied de la bosse. Le peloton monte au rythme et n’est pas inquiété. L’échappée se dispute le sprint et nouveau passage en tête pour Benedetti qui portera demain le maillot de meilleur grimpeur du Giro.

Les équipes de sprinteurs prennent du temps à se mettre en rythme mais rattrape finalement l’échappée à 4 kilomètres de l’arrivée. Mais celle-ci est très sinueuse. Le virage à 3 kilomètres de l’arrivée fait ralentir le peloton et dérègle tout les trains. Un homme prend quelques mètres d’avance, c’est le lanceur de Sam Bennett, Lukas Postlberger. L’autrichien prend 10m d’avance puis 20 et parvient à se détacher du peloton. Derrière, les sprinteurs sont surpris et les équipes n’arrivent pas à se remettre en place et doivent laisser le jeune coureur filer vers la victoire.

© Giro D’Italia Twitter

A la surprise générale, Lukas Postlberger s’impose sur la première étape du Giro d’Italia. Il parvient même a célébrer largement sa victoire. Le sprint du peloton se règle et c’est Caleb Ewan qui fait 2, suivit de Andre Greipel. Ces deux derniers pourront montrer des regrets de ne pas avoir réussi à s’imposer sur cette étape.

Au classement général, Lukas Postlberger s’empare de la tunique rose à l’issue de la première étape. Rendez vous demain pour l’étape entre Olbia et Tortoli avec un final escarpé qui devrait voir un puncheur s’imposer. Peut-être les premiers écarts entre les favoris du Giro si l’un deux se fait surprendre.