Une étape d’hier qui aura pu en décevoir certain qui espérait voir dans cette deuxième étape l’occasion de voir la première explication entre les puncheurs. Les équipes de sprinteurs ayant complètement muselé la course, c’est au sprint final que c’est jugée la course d’hier. A ce petit jeu là, c’est Andre Greipel qui juge le peloton devant Ferrari et Stuyven.

L’étape d’aujourd’hui entre Tortolì et Cagliari sera toute plate et devrait selon toute vraisemblance se terminer par un sprint massif. Une seule difficulté répertoriée sur le parcours. L’ennemi des coureurs sera le vent aujourd’hui. Ce facteur naturelle pourrait être un vrai juge de paix pour l’arrivée aujourd’hui. Les leaders devront essayer de ne pas se faire surprendre dans les derniers kilomètres.

L’échappée du jour se forme rapidement avec Sbaragli (Dimension Data) qui a fini deux fois dans le Top 10 des deux premières étapes, Tratnik (CCC), Zhupa (Wilier) et Rovny (Gazprom). Etonnant de voir le sprinteur italien dans l’échappée matinale mais après le premier sprint, le coureur s’arrête sur le bord de la route et reprend sa place dans le peloton.

Les hommes de tête n’arrive jamais à prendre beaucoup d’avance sur le peloton, bien tenu par les équipiers du maillot Rose, porté ce matin par Andre Greipel. L’écart moyen sera d’environ 2 minutes. L’étape comme depuis le début du Giro sera relativement calme. Mais le peloton roule plus vite que l’échappée.

Cette dernière sera reprise, après un dernier baroud d’honneur de Jan Tratnik, à 25 kilomètres de l’arrivée. Le peloton roule vite et de la nervosité est visible à l’avant de celui-ci. Les coureurs avec la volonté de remporter l’étape se replace à l’avant du peloton. Le vent et la fin de l’étape est difficile pour certains coureurs qui lâche derrière. On voit même des bordures et des cassures interviennent entre les coureurs. Les leaders se sont probablement fait piéger.

L’action de la Quick-step, à 8 kilomètres de l’arrivée, a fait exploser le peloton. Il y a des coureurs partout sur la route. Les écarts seront important à l’arrivée. Dans le groupe de tête, Bob Jungels, Fernando Gaviria, Nathan Haas ou Giacomo Nizzolo pour jouer l’étape. Un peloton de 60 coureurs essaie de s’organiser comme il peut.

16 secondes à 2 kilomètres de l’arrivée. Une formidable bataille a lieu dans les rues de Cagliari. Le sprint est lancé par Nathan Haas dans le groupe de tête. Gaviria et Nizzolo réagissent et remontent.

© Giro D’Italia Twitter

Gaviria remporte l’étape de très belle façon devant Rudiger Selig et Giacomo Nizzolo. Caleb Ewan règle le sprint du peloton 10 secondes plus tard. Fantastique travail de l’ensemble de l’équipe Quick-Step qui permettent à leur jeune sprinteur de décrocher la victoire à Cagliari.

Malgré le coup de bordure des Quick-Step aucun des favoris à la victoire finale n’a perdu du temps. Dans les leaders, Pierre Rolland (Cannondale) perd 2m26 et Rohan Dennis (BMC) plus de 5 minutes. Le classement générale, troisième maillot rose différent en trois jours. Le gagnant du jour, Fernando Gaviria, prend la tête pour une dizaine de secondes d’avance devant Andre Greipel.


Demain, pas d’étape de prévue pour les coureurs mais un trajet vers la Sicile. Mardi aura lieu la première grosse explication entre les favoris. Deux grosses montées au programme et une arrivée en altitude sur l’Etna à plus de 1892 mètres d’altitude. Le Giro ne se jouera surement pas sur cette étape mais certain pourront le perdre.